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Lettre à mon cerveau



Cher cerveau,


Pourquoi me fais tu penser autant? Je t'ai écris de nombreuses fois déjà pour que tu arrêtes de me harceler. J'aimerai dormir la nuit et me détendre le jour, sans que tu viennes me dévaloriser ou de m'inquiéter sur l'avenir. Tu me stresses.


Quand je vais mal tu empires tout. Quand je vais bien tu es capable de me faire douter. Mon psy m'a dit de me connecter à mon corps, plutôt qu'à toi… Mais j'ai besoin de toi. J'ai besoin que tu m'aides à analyser ma vie mais une fois que j'ai mes réponses tu continues. Je suis incapable de te mettre en "off". Sommes nous en jetlag toi et moi? Quand je m'endors, tu te réveilles et l'inverse est souvent vrai aussi.


Peut-être que je ne te comprends pas. J'ai pourtant envie de t'aimer, mais tu me fais m'en vouloir. Et explique moi comment tu gères mes souvenirs, car c'est le bordel. Des fois je me souviens de petites choses insignifiantes qui m'ont marqué, et pour les choses importantes tu n'es pas là. Tu es absent ou trop présent, n'as tu donc pas de juste milieu?


J'ai besoin d'un équilibre. J'ai compris que ce n'est pas comme moi je veux, mais comme toi tu veux… On se comprend quand on s'amuse, quand on rigole. J'accepte parfois que tu ne veuilles pas te mêler de mes affaires au travail. J'accepte quand le soir tu veux papoter. mais tu as un forfait illimité. Je me concentre alors autant sur les histoires que tu me fais que sur ma respiration. Mes respiration te calme des fois, pas toujours. J'accepte du mieux que je peux. Tu es hypersensible tu sais. Si je met un film avant de dormir, tu y passes la nuit! T'es un vrai gosse. Quand tu cogites, je te ramène dans le présent du mieux que je peux mais c'est si dur.


J'ai de la valeur tu sais et beaucoup d'amour en moi. Je sais que je ne suis pas parfait. Je sais que je fais des erreurs, je sais…. Mais toi aussi. Alors entendons nous, et rions de nos erreurs, de nos doutes. J'ai envie de rire avec toi. Tu déteste quand je fais rien. Tu as besoin de te balader bien plus que moi, je crois. J'ai secrètement compris que tu aimais la nature et l'observer dans le calme.


Cher cerveau,

je ne peux pas te dompter, mais je peux essayer de te comprendre et m'adapter. Et peut-être qu'à force de me comprendre moi, je saurai nous aider tous les 2. Respecte nos rythmes, notre valeur, notre beauté et tous ces aléas qui font ce qu'est la vie. Je ne te déteste pas, non, tu m'as sauvé plusieurs fois dans des situations de dingues… et pour ca, merci.


Et promis, je vais nous détendre et nous faire rire davantage,


Le corps.

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