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La sophrologie dans le handicap

Un handicap, quel qu'il soit, peut nous affecter, nous faire souffrir, nous dévaloriser et modifie la vision que l'on a de nous même, que ce soit conscient ou non.



Cette vision commence dans l’enfance où notre handicap influence l’éducation que nos parents nous donnent, ils peuvent devenir trop protecteur, ou ne savent pas comment agir et ainsi nous limiter. Puis à l'école, selon la visibilité et la présence du handicap, nos camarades nous traitent différemment. Et les visites à l'hôpital, les soins et le personnel qui nous ramènent à l'existence de notre handicap. On peut souvent entendre : « Tu es différent, tu as plus fragile ou moins apte, tu dois abandonner certains projets, tu es en danger, tu peux ne pas survivre, tu ne peux pas vivre normalement, tu ne peux pas prendre certaines responsabilités, tu dois mieux t’organiser, tu es « moins » que les autres ».


On devient un mini humain avec moins de capacités, diminué et cela te fait t’aimer moins, tu te dévalorise et te limite.


Pourtant, porteur d'un handicap ou non, nous avons tous de la joie, la capacité d'aimer et d'être aimé et le bonheur est accessible à tout le monde. Nous avons tous nos compétences, nous n’avons pas besoin d’être tout et de tout pouvoir. Nos compétences ne sont pas nécessairement liées au handicap. Il faut faire ce qui nous anime et cela est valable pour tous les êtres humains. Il faut se reconnecter à nos désirs, à nos valeurs et à l’amour que l’on ressent pour certaines choses.


Car il y a beau avoir des handicaps, il y a de nombreuses personnes qui percent, surtout lorsqu'elles ont un handicap, qui est devenu leur moteur. On peut prendre l'exemple de Théo Curin, qui traverse le lac de Titicaca de 122km alors qu'il est quadri-amputé. On peut également citer Virginie Delalande, malentendante qui est devenue avocate et qui est passée à la TV en tenant un discours professionnel, clair et touchant. John Nash qui est un célébre mathématicien américain, vivant avec une schizophrénie paranoïaque aigüe. Stephen Hawking, astrophysicien, complétement paralysé physiquement. Ou encore Aaron Fotheringham, qui fait des compétitions de skateboard en fauteuil roulant. Le handicap peut devenir une grande source de motivation pour se surpasser et n'est pas un élément qui empêche d'atteindre ses rêves.


Ne dit-on pas "C'est impossible" et puis un jour quelqu'un le fait.





Il faut remettre le handicap à sa place, c'est à dire au même niveau que tous les autres éléments de notre vie : ma famille, mes amis, mes études, mon travail, mes passions, mes rêves, mes compétences, mes motivations, mes peurs, mes doutes, mes espoirs, mes crises, mes déprimes, mes valeurs, mes réussites, etc. Le handicap, doit être un nuage dans le ciel, et non le soleil qui éclaire notre vie. Si le handicap a trop de place en nous, nous serons alors seulement ce que nous croyons être et non ce que nous sommes réellement. Je suis "handicap" au lieu de "je suis gentil/le, drôle, fort/e, coquin/e, artiste, curieux/se, foufou/fofolle, etc". Ce que je souhaite vous dire, c'est que le handicap ne doit pas définir qui vous êtes, ce doit être un élément de votre personne, comme un doigt, qui n'est qu'une petite partie de corps.


Un handicap, tout comme un défaut chez nous, peut s'exprimer ainsi : "j'ai la mucoviscidose, je tousse donc je dérange mon entourage, cela me rend peu indésirable et donc j'ai tendance à m'isoler et à ma sentir seul". Trouvez toutes les croyances qui sont immiscées en vous et qui vous sabotent, cela est un premier élément de travail.


On travaille ainsi sur l'image que l'on a de soi, puis sur le monde "il est handicapé, donc il ne fera jamais de marathon : FAUX". Des jugements sont issus de l'image que l'on se porte, il faut les débusquer et se redonner de la valeur. On se sous-estime bien trop souvent. Trouvons notre valeur dans nos actions, dans notre amour, dans nos rêves et nos désirs. "J'aime les animaux, je les protège, je suis une belle personne". "Je donne de mon temps à une entreprise alors que j'ai de gros problème de santé, je fais preuve de motivation à travers cela, car je donne de mon temps, déjà si précieux, pour aider une entreprise, je mérite d'être reconnu, notamment par moi même".


Ainsi j'apprend à mieux me respecter. Savoir dire stop ou non, quand quelque chose ne me convient pas ou met en danger mon énergie et ma santé. Je transforme mes faiblesses en forces, en volonté, en protection et en affirmation de soi.


Toutes ces actions sont au cœur même de la sophrologie. Le plus important est cette prise de conscience, cet amour que l'on ose pas se donner, on le lâche (enfin) un orque que l'on libère dans l'océan et qui retrouve sa liberté.




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